En tant que polluants de l’air, les composés organiques volatils (COV) constituent un groupe de substances hétérogènes possédant des propriétés variées. Ils rassemblent l’ensemble des gaz composés de carbone et un ou plusieurs autres éléments tels que l’hydrogène, l’oxygène, l’azote, les halogènes (fluor, chlore, brome, iode), le soufre, le phosphore, le silicium, etc. Les COV se caractérisent par leur grande volatilité : ils passent facilement de l’état liquide à l’état gazeux, dans les conditions normales de pression et de température. Parmi les COV, on compte les alcanes, les alcènes, les hydrocarbures aromatiques, les aldéhydes, les éthers… en tout, plus de 400 types de COV sont identifiables dans l’air.

Quels effets sur la santé et l'environnement ?
Les COV peuvent avoir des effets cancérigènes ou toxiques pour la reproduction et le développement de l’être humain.

Les COV sont également susceptibles d’être transformés dans l’atmosphère à la suite de réactions physico-chimiques et contribuer à la formation de nouveaux composés, tels que les aérosols organiques secondaires (AOS, particules) ou encore l’ozone troposphérique (O3), autre polluant de l’air.

Quelles sont les sources ?
Les sources d’émissions de COV sont multiples. En 2018, en Île-de-France, 34% des émissions de COV étaient dues au secteur résidentiel, dont 63% à l’utilisation domestique de produits solvantés (peintures, colles, produits pharmaceutiques...), et 36% au chauffage au bois. 24% des émissions étaient dues à la végétation. 21% étaient également liés à l’industrie, du fait de la mise en œuvre de certains procédés industriels et de l’utilisation de solvants (fabrication de produits alimentaires, imprimerie, traitement des métaux...), 8% aux chantiers (notamment peinture en bâtiment) et 7% au transport routier principalement les émissions des véhicules à essence dont plus de la moitié provenant des deux-roues motorisés).

Quels niveaux respirés en Île-de-France ? 
Les émissions de COV ont baissé de 43% entre 2005 et 2017. Globalement, toutes les sources d’émissions de COV ont baissé durant cette période, sauf les sources naturelles.

Les concentrations de COV, généralement faibles, ne sont pas réglementées en air ambiant (exception faite du benzène). Des niveaux plus élevés peuvent être mesurés en air intérieur des bâtiments. Depuis 2003, Airparif utilise un des analyseurs exploité sur le territoire national dans une de ses stations de mesure, 29 COV sont donc mesurés une fois par heure.