La région Île-de-France est dotée de deux aéroports internationaux (Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly) et d’un aéroport principalement dédié aux voyages d’affaires (Paris-Le Bourget).
Ces trois aéroports, parmi les plus importants au niveau européen dans leur catégorie, sont à l’origine d’un nombre important de survols au-dessus de la région-capitale. Le trafic aérien et les activités sur les plateformes génèrent des émissions de polluants atmosphériques avec une contribution de 8 % aux émissions d’oxydes d’azote et de 4 % à celles de dioxyde de soufre, essentiellement en raison du soufre contenu dans le kérosène.  

La qualité de l’air dans les zones péri-aéroportuaires est suivie par Airparif depuis le début des années 2000.
 

Quelle qualité de l’air autour des plateformes aéroportuaires ?

Des campagnes de mesures ont été menées par Airparif dès 2001. Autour des grandes plateformes aéroportuaires franciliennes. Les dernières campagnes de mesures des niveaux de dioxyde d’azote ont été menées en novembre-décembre 2018 autour de la plateforme de Paris-Orly et en novembre-décembre 2018 autour des plateformes de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Le Bourget. 
Depuis janvier 2013,  Airparif met à disposition des riverains de Paris-Charles de Gaulle, Paris-Le Bourget et Paris-Orly une information quotidienne sur les niveaux de pollution atmosphérique via l’observatoire de la qualité de l’air autour des aéroports franciliens développé et maintenu par Airparif dans le cadre des programmes régionaux santé environnement (étude SURVOL de surveillance de la pollution de l'air et du bruit autour des trois grands aéroports franciliens). 

Quel est l’impact des activités aéroportuaires ?

Les plateformes de modélisation SURVOL permettent par ailleurs  le calcul de la responsabilité des activités aéroportuaires dans les concentrations respirées de dioxyde d’azote et de particules ainsi que les distances d’influence. Des exemples de résultats en moyenne annuelle sont présentés ci-dessous pour le dioxyde d’azote pour l’année 2018 et une coupe des concentrations d’oxyde d’azote. La contribution du trafic routier sur la zone est également calculée.
 

      

Contribution annuelle (en %) des sources aéroportuaires en oxydes d'azote (NOx) autour de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Le Bourget (à gauche) et autour de Paris-Orly (à droite) pour l'année 2018.

Coupes des concentrations en oxydes d'azote (NOx) entre la ville de Gonesse (point A) et la commune de Compans (point E). La contribution des activités aéroportuaires et du trafic routier associées aux teneurs en NOx sont représentées.

Par ailleurs, des recherches d’un traceur spécifique à ces activités ont été menées, notamment :
- Campagne de composés organiques volatils en 2002 : l’analyse et l’interprétation des 41 composés organiques volatils suivis dans une étude exploratoire sur environ 60 sites de mesure n’ont pas permis d’identifier un ou des composés qui pourraient être considérés comme traceur.
- Étude de 2003 sur les retombées de suies en sites péri-aéroportuaires : L’analyse des dépôts ne permet pas de cerner spécifiquement l’activité aéroportuaire.
Une vaste étude des niveaux de particules ultrafines et de leur répartition granulométrique ainsi que des niveaux de carbone suie (ou black carbon) a été proposée par Airparif dans différents environnements. La première campagne devrait démarrer à l’automne 2020 autour de Paris-Charles de Gaulle.

Pour de plus amples informations en lien avec la pollution aéroportuaire en Île-de-France, vous pouvez consulter le site SURVOL, l’observatoire de la qualité de l’air autour des aéroports franciliens développé et maintenu par Airparif dans le cadre des programmes régionaux santé environnement.