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Qualité de l'air aux abords des zones aéroportuaires

Qualité de l'air
Basé sur les moyennes journalières pour PM10, PM2.5 et concentrations horaires maximales pour O3 et NO2
Concentration par polluants :
Moyenne quotidienne Ozone (O₃)
 µg/m³
Moyenne quotidienne Dioxyde d'Azote (NO₂)
 µg/m³
Moyenne quotidienne Particules (diamètre inférieur à 10µm) (PM₁₀)
 µg/m³
Moyenne quotidienne Particules fines (diamètre inférieur à 2,5µm) (PM₂.₅)
 µg/m³
Qualité de l'air
Bonne Moyenne Dégradée Mauvaise Très mauvaise Extrêmement mauvaise

Les cartes présentes sur cette page décrivent la qualité de l’air au voisinage des grands aéroports franciliens (Paris-Charles de Gaulle, Paris-Le Bourget et Paris-Orly). Il s’agit d’une information quotidienne sur les niveaux de polluants atmosphériques auxquels sont exposés les riverains. L’information est disponible pour la veille en prenant en compte sur chaque aéroport les vols effectifs de l’ensemble de la journée (intégrant les émissions des phases d’atterrissage, décollage, roulage et montée/descente).

Ces cartes sont issues du projet SURVOL, informant sur les principales nuisances environnementales générées par les grands aéroports franciliens, à savoir la pollution de l'air et le bruit. SURVOL, est une action du Plan Régional Santé Environnement (PRSE) qui demande dans son troisième volet d’améliorer le dispositif de surveillance et d’aide de décision en matière de gestion des nuisances environnementales aéroportuaires (action 3.2 du PRSE 3 pilotée par la Direction Générale de l’Aviation Civile).

La plateforme de suivi de la qualité de l’air est disponible depuis janvier 2013 ; elle a été développée par Airparif avec le soutien financier de l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France. Au-delà des cartographies de qualité de l’air mises à disposition, Airparif réalise des bilans annuels de la qualité de l’air au voisinage de ces aéroports. Ces bilans décrivent les niveaux de pollution, leur situation au regard des valeurs limites et l’impact des activités aéroportuaires sur la qualité de l’air. Des campagnes de mesures autour des plateformes aéroportuaires sont également réalisées régulièrement pour s’assurer de la qualité de ce dispositif de surveillance.

 

Quelle pollution autour des aéroports ?

Pour Paris-Charles de Gaulle et Paris Le Bourget

Les niveaux maxima en NO2 sont rencontrés au droit et au voisinage immédiat des principaux axes routiers du domaine d’étude (notamment le Boulevard Périphérique, les autoroutes A1, A3, A86, A104 et les routes nationales RN1 et RN2), où des dépassements sévères des valeurs réglementaires sont observés. Au-delà de la proximité de ces axes, la valeur limite est respectée pour le NO2. En 2019, environ 100 000 personnes sont potentiellement exposées à un air excédant la valeur limite annuelle en NO2 sur la zone d’étude.

Les valeurs réglementaires pour les PM10sont aussi respectées en situation de fond. Elles sont toutefois dépassées au droit et à proximité directe de certains axes majeurs parisiens et régionaux. La valeur limite annuelle en particules PM2.5 (fixée à 25 µg/m3 en moyenne) est respectée sur l’ensemble du domaine. La totalité de la zone d’étude et de ses habitants reste néanmoins concernée par un dépassement de l’objectif de qualité, ainsi que de la recommandation de l’OMS 

En oxydes d’azote (NOx), la distance d’impact des activités aéroportuaires (trafic aérien et activités au sol hors trafic induit) autour de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle est variable : de 1 km à l’ouest de la plateforme jusqu’à environ 5 km au nord-est de Paris-CDG. La contribution relative maximale des activités aéroportuaires aux concentrations de NOx est comprise entre 30 et 35 % à proximité immédiate de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. 
Ces contributions diminuent avec la distance à l’aéroport. À 1 km de la plateforme, les activités aéroportuaires contribuent entre 20 et 25 % aux concentrations totales d’oxydes d’azote.
 

     

Contributions (en %) des sources aéroportuaires en oxydes d’azote sur le domaine Paris-Charles de Gaulle/Paris-Le Bourget pour l’année 2019

 

Concernant les particules PM2.5 et PM10, l’impact des activités de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle n’est perceptible que sur l’emprise de la plateforme elle-même (contribution inférieure à 10 %). 

La contribution des émissions d’oxydes d’azote associées aux activités aéroportuaires est très faible (inférieure à 4 %) et limitée à l’emprise même de la plateforme Paris-Le Bourget.


Pour Paris-Orly (en 2019]

Les niveaux maxima en NO2 sont rencontrés au droit et au voisinage immédiat des principaux axes routiers du domaine d’étude (notamment les autoroutes A6 (a, b), A86, A10 et les routes nationales RN7, RN6,…), où des dépassements sévères des valeurs réglementaires sont observés. En 2019, environ 50 000 personnes sont potentiellement exposées à un air excédant la valeur limite annuelle en NO2 sur la zone d’étude.

Sur le domaine d’étude, les valeurs réglementaires pour les PM10 et les PM2.5 sont respectées en situation de fond. Elles sont très ponctuellement dépassées au droit et à proximité directe de certains axes de circulation majeurs. En 2019, ces dépassements concernent moins d’1 % de la population habitant dans la zone d’étude. La totalité de la zone d’étude et de ses habitants reste concernée par un dépassement des recommandations de l’OMS pour les particules (et de l’objectif de qualité issu de la réglementation française).

En oxydes d’azote (NOx), la distance d’impact des activités aéroportuaires autour de l’aéroport Paris-Orly est comprise entre 500 mètres (au nord de la plateforme) et 1 kilomètre (au sud). La contribution relative maximale des activités aéroportuaires aux concentrations de NOx est de l’ordre de 10 %.
 

 

Contributions (en %) des sources aéroportuaires en oxydes d’azote (NOx) sur le domaine Paris-Orly pour l’année 2019

 

La contribution des émissions primaires de particules (PM10 et  PM2.5) issues des activités de l’aéroport Paris-Orly aux concentrations est inférieure à 4 %, y compris sur la plateforme. L’importance des autres sources (trafic routier, chauffage résidentiel et tertiaire, industries,…) explique cette observation. Les sources de particules sont généralement plus diffuses et par conséquent, les concentrations de fond en particules sont plus homogènes.