Titre La qualité de l’air au bureau ou à la maison

Sommaire

Le domicile et le bureau sont les environnements où nous passons la majeure partie de la journée. L’air que nous y respirons est influencé par les sources de pollution intérieure ainsi que par le transfert de la pollution extérieure.

La pollution intérieure

La qualité de l’air intérieur dans les logements fait l’objet de plusieurs études. Elles permettent de faire un état des lieux de la pollution de l’air et d’identifier les sources intérieures : « Produits ménagers, sources de combustions, tabac, moisissures,... ». Une nouvelle campagne nationale sera notamment lancée par l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI) en 2017 et permettra de mettre à jour l’évaluation de l’exposition des personnes dans leurs logements. La référence française demeure l’étude de l’OQAI Campagne nationale logements : État de la qualité de l'air dans les logements français (mise à jour mai 2007).

Certaines spécificités du domicile :
  • Source de combustion (chauffage et cuisson au gaz, appareil de chauffage à combustion, cheminées,…).
  • Tabagisme.
  • Cuisson.
  • Une mauvaise ventilation, des installations d’aération mal entretenues peuvent se traduire par un confinement trop important (taux de CO2 élevé).

Concernant la qualité de l’air dans les bureaux, les études sont moins nombreuses au niveau national. Celles menées dans d’autres pays montrent des spécificités propres à ces environnements. Un projet européen Officair a pour but d’établir un cadre en termes de bases de données, d'outils de modélisation et de méthodes d'évaluation. Une étude de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) présente l’évaluation de la qualité de l’air et de ses effets génotoxiques au sein de bureaux (étude dans 10 bureaux du Nord Pas-de-Calais). L’OQAI a pour sa part lancé en 2013 la première campagne française de mesures dans 300 bureaux de toute la France. Les résultats ne sont pas encore disponibles.

Les spécificités du bureau :
  • Le matériel informatique (ordinateurs, photocopieurs, imprimantes) est une source importante de particules fines, d’ozone et de COV (Composés Organiques Volatils.
  • Les produits d’entretien utilisés quotidiennement sont source de formaldéhyde et COV.
  • La climatisation et l’impossibilité parfois d’aération (fenêtres condamnées) ou une mauvaise ventilation, peuvent se traduire par un confinement trop important (taux de CO2 élevé).
  • Plusieurs outils de sensibilisation à la pollution intérieure des logements et ces sources existent

Conseils, guides pratiques et solutions pour limiter la pollution de l’air intérieur :

Comment limiter ces sources de pollution et améliorer la qualité de l’air intérieur ?
Les conseils de l’Adème (L'air intérieur du logement) :

  • Aérer.
  • Entretenir le système de ventilation.
  • Éviter de fumer dans la maison.
  • Utiliser les chauffages d’appoint avec précaution.
  • Éviter l’usage des produits odorants.
Un air sain chez soi, guide Ademe

Quizz : Un bon air chez moi, avez-vous les bons réflexes ?

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L’influence de la pollution extérieure

Le transfert de la pollution extérieure vers l’intérieur

Les polluants émis à l’extérieur pénètrent à l’intérieur des locaux par infiltration, aération, ventilation. Une étude du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) [2] a montré que ce transfert était différent suivant les polluants. Les résultats obtenus lors de cette étude sont résumés ci-dessous :

Source : fiches conseils l'air c'est mon affaire : http://www.laircmonaffaire.net/advices_notes.php

Les distances d’impact

La pollution extérieure est la plus forte aux abords directs des sources de pollution. La distance d’impact des sources varie selon les polluants.

Airparif a étudié les distances d’impact pour le trafic routier en Île-de-France. Pour le dioxyde d’azote, la distance d’influence est comprise entre 100 m et 200 m pour les axes majeurs (des autoroutes en zone urbaine au boulevard périphérique) et entre 50 m et 100 m pour les axes plus modestes (30 000 véhicules par jour). Les niveaux de pollution décroissent très rapidement dans les 50 premiers mètres, puis diminuent plus progressivement. Dans le cas de carrefours ou d’échangeurs routiers importants, l’impact du trafic peut encore être décelé jusqu’à 400 m de distance.

La distance d'impact d'un axe varie en fonction du polluant

Au niveau de la hauteur, des diminutions à quelques mètres du trafic routier sont aussi observées. Par exemple, des mesures en bordure d’une avenue fortement fréquentée au niveau de la porte de Gentilly montrent une baisse de 30 % pour le dioxyde d’azote, entre le rez-de-chaussée et le deuxième étage. En revanche, en situation plus éloignée du trafic (quelques dizaines de mètres), l’étage ne semble plus avoir d’incidence forte sur les niveaux de pollution.

À quelques mètres du trafic, la pollution diminue avec les étages

[1] : Voir Airparif Actualité N° 39 - décembre 2012 : La pollution près du trafic routier
[2] CSTB : Étude expérimentale des conditions de transfert de la pollution atmosphérique d’origine locale à l’intérieur des bâtiments d’habitation, Convention de recherche ADEME, Rapport final, Avril 2001.